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Gstoremusic remet en selle ” Monsieur Le ROI ” de Ndong Mboula.
Un an après sa mise en vente en format physique, l’album ” MONSIEUR LE ROI ” de NDONG MBOULA est disponible en version numérique sur la plateforme dénommée Gstoremusic, depuis le 14 Mai dernier. La disponibilité du projet sur ce format capte un public jeune friand de nouvelles technologies, qui pense découvrir un nouvel album.

<< L’album ” MONSIEUR LE ROI ” de NDONG MBOULA est le tout dernier bébé de l’artiste. Mais, il n’est pas pour autant nouveau. Cet album est disponible depuis un an et plusieurs mois déjà… >>, souligne Pacceli BIKORO, le producteur de NDONG MBOULA au cours de l’entretien qu’il nous a accordé. Par cette explication, nous comprenons tout simplement que l’artiste n’a pas récemment sorti un nouveau projet sur le marché du disque. Il faut dire que depuis la mise en vente de l’album ” MONSIEUR LE ROI ” sur Gstoremusic, les jeunes mélomanes de la musique Gabonaise ont l’impression de découvrir une nouvelle oeuvre. Partant de ce fait, nous nous donnons la mission de promouvoir cet album de NDONG MBOULA que le public découvre depuis quelques temps.
L’album ” MONSIEUR LE ROI ” de NDONG MBOULA qui occupe actuellement le quatrième rang de sa discographie est officiellement sorti au mois mars 2019. Cette oeuvre musicale qui compte sept ( 7 ) titres a été enregistré au studio Kage Pro du célèbre Georges Kamgoua, en l’espace de trois mois.

Le thème central de l’album :
Le titre du projet de NDONG MBOULA dit ” Le Phénoménal ” n’est pas une attaque contre qui que ce soit. ” MONSIEUR LE ROI ” s’est ainsi qu’il a été baptisé par son interprète. Comme tout projet, sa dénomination porte un message qui est compilé à travers plusieurs titres. Pour ce cas spécifique, il peut prêter à confusion. Pacceli Bikoro nous fait part de la teneur du message de ce projet : << NDONG MBOULA ne se présente pas comme étant le Roi de l’élone où de la musique Gabonaise, comme certains peuvent le penser. Qui est ” MONSIEUR LE ROI ” ? où encore à quoi celà renvoie ? Je peux vous dire avec assurance que ces expressions se définissent par des mots qui n’ont rien avoir avec un leadership affirmé dans la musique Gabonaise. Dans l’album, mon artiste parle de l’ambiance qui prévaut dans sa musique à travers des sujets qui traitent souvent de la sexualité … >>
L’album qui fait l’actualité de l’artiste est toujours en vente à Discotype Mbolo et au carrefour Léon Mba ( chez MC ), en format physique depuis sa sortie officielle ( Mars 2019 ). Sa commercialisation numérique qui est toute nouvelle permet à l’artiste de capter un nouveau public.
Mihi…

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PDG : Ali Akbar Onanga Y’Obegue peut-il exclure des militants qu’il ne contrôle pas ?

Le Parti Démocratique Gabonais (PDG), jadis hégémonique, traverse une crise interne sans précédent. Alors que l’élection présidentielle du 12 avril approche, la faction menée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, se revendiquant « loyaliste et légaliste », vient d’annoncer l’exclusion automatique de tous les militants soutenant la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguéma. Une sentence qui soulève une question centrale : peut-on exclure des membres d’un parti que l’on ne contrôle pas réellement ?
Un PDG fracturé entre « légalistes » et « pragmatiques »
Depuis la chute du régime Bongo en août 2023, le PDG s’est retrouvé orphelin de son pouvoir et divisé en deux camps irréconciliables. D’un côté, Ali Akbar Onanga Y’Obegue et ses partisans s’accrochent à une lecture stricte des statuts du parti, refusant toute alliance avec les autorités de transition qui ont évincé leur formation du pouvoir. De l’autre, l’aile majoritaire du PDG, dirigée par Blaise Louembé et issue du congrès extraordinaire du 30 janvier dernier, a pris une position plus pragmatique en s’alignant sur la candidature du président de la transition.
Ali Akbar Onanga Y’Obegue et ses soutiens ne reconnaissent pas la légitimité de ce congrès et rejettent toute alliance avec Oligui Nguéma. « L’appartenance au PDG est incompatible avec toute alliance avec une formation politique rivale », a-t-il martelé, se fondant sur l’article 15 des statuts du parti.
Une exclusion théorique sans impact réel ?
Le problème majeur auquel fait face Ali Akbar Onanga Y’Obegue est que son courant ne contrôle ni les organes décisionnels du PDG ni la majorité des militants. Son autorité reste donc contestée et purement symbolique. En excluant les membres qui soutiennent Oligui Nguéma, il ne fait qu’acter une scission qui est déjà consommée. La réalité est que la majorité des cadres et militants du PDG ont choisi leur camp : celui du pouvoir en place.
D’autant plus que l’ex-président Ali Bongo Ondimba, bien que toujours en retrait, a lui-même critiqué la légitimité du congrès extraordinaire convoqué sans son accord. Cependant, son influence sur l’appareil du PDG semble désormais marginale.
Une bataille politique ou un baroud d’honneur ?
L’annonce d’exclusion des pro-Oligui relève davantage d’une posture politique que d’une véritable action aux conséquences concrètes. En initiant une procédure judiciaire pour contester la direction actuelle du parti, Ali Akbar Onanga Y’Obegue espère obtenir gain de cause et reprendre le contrôle du PDG. Mais en l’état actuel des forces, cette initiative semble vouée à l’échec.
L’élection du 12 avril se déroulera donc avec un PDG massivement acquis à Oligui Nguéma et une aile dissidente qui tente d’exister malgré une marginalisation progressive. L’ancien parti dominant est plus que jamais à un tournant de son histoire : survivra-t-il à cette implosion ou finira-t-il absorbé par la nouvelle donne politique gabonaise ?
La bataille se joue autant dans les urnes que dans les prétoires, mais une chose est sûre : l’annonce d’exclusions par Ali Akbar Onanga Y’Obegue risque bien de ne rester qu’un coup d’épée dans l’eau.
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Pluie meurtrière à Libreville : plusieurs victimes et des dégâts considérables

Une pluie torrentielle s’est abattue dans la nuit de dimanche à lundi sur la capitale gabonaise, provoquant des glissements de terrain, des inondations et plusieurs pertes humaines. Les quartiers les plus touchés, notamment Pk 6 et Alekery, ont enregistré des scènes de désolation qui ravivent le débat sur la précarité des infrastructures urbaines et l’absence de mesures préventives.
Des vies fauchées par la catastrophe
Au quartier Pk 6, un glissement de terrain a emporté une habitation, ensevelissant sous la boue deux sœurs de 8 et 13 ans qui dormaient paisiblement. Alertés, les sapeurs-pompiers ont extirpé les deux corps des décombres dans des conditions extrêmes. Malgré les tentatives de réanimation, la plus jeune a succombé à ses blessures avant son transfert à l’hôpital militaire du Pk 9. Sa grande sœur, quant à elle, a été transportée en urgence, son pronostic vital n’étant pas engagé.
A Alekery, dans la banlieue sud de Libreville, la pluie battante a pris un jeune homme au piège, emporté par les eaux tumultueuses. Son corps sans vie a été retrouvé quelques heures plus tard, mettant en lumière le danger constant que représentent les inondations dans les zones mal drainées de la capitale.
Des infrastructures insuffisantes face aux intempéries
Ces événements tragiques relancent les interrogations sur la capacité des infrastructures urbaines à prévenir de telles catastrophes. Libreville, comme plusieurs villes du Gabon, souffre d’un manque chronique de systèmes d’évacuation des eaux et d’une urbanisation anarchique, exposant de nombreux habitants aux risques naturels.
Selon plusieurs experts, les quartiers informels, construits sans véritables plans d’urbanisme, sont particulièrement vulnérables aux glissements de terrain et aux inondations. “Ce drame illustre une fois de plus l’urgence d’investir dans des infrastructures de drainage et de mieux contrôler les constructions dans les zones à risque”, souligne un urbaniste interrogé sur la question.
Quelle réaction des autorités ?
Face à cette catastrophe, la réaction des pouvoirs publics est attendue. Si les sapeurs-pompiers ont réagi rapidement pour secourir les victimes, la population s’interroge sur les mesures concrètes qui seront prises pour éviter de nouveaux drames. “Chaque année, nous pleurons des morts à cause des pluies, et pourtant rien ne change”, déplore un habitant du Pk 6.
Le gouvernement a promis une évaluation des dégâts et une assistance aux familles éprouvées. Mais au-delà de l’urgence, c’est une refonte globale de la gestion des risques climatiques qui s’impose. La question demeure : cette tragédie sera-t-elle le déclencheur d’une véritable prise de conscience ?
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Évasion spectaculaire à la prison de Koula-Moutou : 10 détenus toujours en fuite, le directeur limogé

Le 26 mars 2025, une évasion hors du commun s’est produite à la prison de Koula-Moutou, dans la province de l’Ogooué-Lolo. Dix détenus ont réussi à s’échapper après avoir profité d’une négligence des agents pénitentiaires, créant une scène digne d’un thriller. L’un des groupes s’est échappé par voie terrestre, tandis que d’autres ont pris un risque audacieux en fuyant par la rivière Bouenguidi, ajoutant une dimension dramatique à cette fuite organisée.
Dès la découverte de l’évasion, les forces de l’ordre se sont lancées dans une chasse à l’homme intense, avec des fusillades rapportées près du pont de la Bouenguidi. Bien que certains fugitifs aient été capturés, des inquiétudes ont été soulevées concernant l’utilisation des tirs à blanc, notamment en milieu aquatique, où ces méthodes peuvent engendrer des blessures graves.
L’événement a entraîné des répercussions immédiates. Le Colonel Damas Moukaminambou, directeur de la prison, a été limogé pour sa gestion défaillante, et l’incident a mis en lumière les lacunes de sécurité au sein des établissements pénitentiaires gabonais. Ce drame soulève des questions urgentes sur les conditions de sécurité dans les prisons du pays et sur la nécessité de réformes profondes.
Face à la situation, les autorités poursuivent activement la traque des évadés, appelant la population à la vigilance. Si cette évasion a pu être partiellement maîtrisée, elle souligne les défis persistants auxquels le Gabon fait face en matière de gestion pénitentiaire et de sécurité publique.