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Trace TV : Monopole Ivoirien ou Éclipse de la Diversité Musicale Africaine ?
Depuis sa création, Trace TV s’est affirmée comme un pilier de la promotion de la musique urbaine en Afrique, offrant une vitrine aux artistes du continent et les aidant à conquérir un public international. Cependant, la chaîne est aujourd’hui sous le feu des critiques, avec des accusations croissantes de biais régional et de favoritisme.
Un Passé Réputé, mais une Orientation Contestée
Trace TV a été saluée pour son rôle dans l’élévation de nombreux artistes africains, grâce à ses chaînes comme Trace Africa, qui ont permis à des talents venus de divers pays de se faire connaître sur la scène mondiale. Pourtant, cette réputation est désormais assombrie par un favoritisme de plus en plus manifeste envers les artistes ivoiriens et ceux résidant en Côte d’Ivoire. La chaîne, qui avait jusque-là soutenu une grande variété de talents à travers le continent, semble désormais concentrer une part disproportionnée de ses diffusions sur un groupe spécifique d’artistes.
Une Partialité Injustifiée et des Critiques Persistantes
Cette partialité a suscité des critiques acerbes de la part d’artistes et de labels situés dans d’autres régions africaines. Au Gabon, par exemple, les frustrations sont palpables. Les artistes gabonais et leurs représentants se plaignent d’une sous-représentation systématique sur Trace TV. Bien que la chaîne ait lancé un programme hebdomadaire dédié à la musique gabonaise pour apaiser ces critiques, de nombreux acteurs de l’industrie restent sceptiques. Mario d’africadream, une figure influente du secteur, a récemment dénoncé l’inaccessibilité des projets et le manque d’efforts pour véritablement intégrer les artistes d’autres régions, suggérant que les solutions mises en place sont insuffisantes et symboliques.
Une Vision Réductrice et un Manque d’Inclusion
La concentration de Trace TV sur les artistes ivoiriens donne l’impression que seuls ceux de cette région méritent une attention médiatique. Cette orientation réductrice influe non seulement sur la perception du public mais aussi sur les aspirations des artistes à travers l’Afrique. Les choix de programmation de Trace TV contribuent à un phénomène de biais régional, où les artistes doivent adopter des styles ou des formats spécifiques pour espérer une diffusion, faussant ainsi la diversité musicale du continent.
Un Appel à la Révision et à l’Équité
Pour conserver sa pertinence et son rôle d’acteur clé dans la promotion de la musique africaine, Trace TV doit impérativement réviser sa politique de diffusion. La chaîne doit s’engager à diversifier ses contenus et à offrir une représentation équitable des artistes de toutes les régions africaines. Ignorer les critiques et continuer sur cette voie partiale risquerait de compromettre la position de Trace TV en tant que plateforme véritablement représentative de la richesse musicale du continent.
En conclusion, bien que Trace TV ait joué un rôle crucial dans le passé, son orientation actuelle en faveur des artistes ivoiriens soulève des questions importantes. La chaîne doit réévaluer sa stratégie pour garantir une représentation équitable de la musique africaine dans toute sa diversité. La création d’une chaîne urbaine dédiée, comme Urban FM au Gabon, pourrait offrir une visibilité accrue aux artistes locaux et favoriser une ouverture internationale, stimulant ainsi une représentation plus équilibrée et diversifiée sur la scène musicale africaine.

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Présidentielle 2025 : Libota Ngounga mobilise à Lastoursville pour Oligui Nguema

À quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 12 avril, l’association Libota Ngounga intensifie ses actions de proximité en faveur du candidat des Bâtisseurs, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce vendredi 04 avril, dans le quartier Tembo, l’organisation a tenu une causerie citoyenne rassemblant des dizaines de riverains autour d’un mot d’ordre : mobilisation et engagement.
Créée en février 2022, Libota Ngounga s’est rapidement imposée comme une structure dynamique œuvrant pour l’entraide, la solidarité et le développement communautaire. En cette période électorale, elle s’inscrit pleinement dans le paysage des relais citoyens de la campagne, notamment dans la province stratégique de l’Ogooué-Lolo.
Discours engagés et message clair
La rencontre du jour a été marquée par une forte participation populaire et plusieurs prises de parole. La marraine de l’association, Mme Oyé Euphrasie, a ouvert les échanges en saluant l’engagement de la base militante, tout en appelant à « l’unité et au sens du devoir dans ce tournant décisif de l’histoire nationale ».
Le président de Libota Ngounga, Jean-Baptiste Mabouli, a, quant à lui, invité les habitants de Tembo à « faire preuve de responsabilité » en participant à l’accueil du candidat et en votant massivement le jour du scrutin. Il a insisté sur le lien direct entre un « choix éclairé » et le développement de la commune de Mulundu.
Mais le discours le plus attendu fut celui de Benjamin Banguebe Mayoubi, Conseiller Spécial et membre d’honneur de l’association. Devant une assemblée réceptive, il a livré un message mobilisateur : « Nous devons voter utile, voter pour l’avenir. Ce n’est pas qu’une élection, c’est une adhésion à une vision, celle d’un fils du pays, notre beau-fils, Brice Clotaire Oligui Nguema. »
Un ancrage local en renfort du projet national
Au terme de cette rencontre citoyenne, les participants ont exprimé leur volonté de s’impliquer activement dans la campagne et de réserver un accueil chaleureux au candidat lors de sa visite annoncée dans la province. Une promesse d’engagement qui illustre la place croissante des associations communautaires dans la dynamique politique actuelle.
Libota Ngounga, par ses actions répétées sur le terrain, entend peser dans la balance et porter la voix des quartiers populaires dans les choix politiques à venir. Alors que la campagne électorale bat son plein, l’association se prépare à multiplier les sorties, consolidant ainsi son rôle d’acteur de mobilisation citoyenne dans la perspective d’un scrutin qu’elle considère comme déterminant pour l’avenir du pays.
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Okondja donne le ton : lancement vibrant de la campagne du Président Oligui Nguema

Ce vendredi , la commune d’Okondja s’est embrasée d’enthousiasme et de ferveur patriotique à l’occasion du lancement officiel de la campagne du Président Brice Clotaire Oligui Nguema dans le département de la Sébé-Brikolo. L’événement, présidé par le Directeur de campagne communal Thierry Otoumou et son directoire, en présence de l’équipe de coordination départementale conduite par M. Camille Lendeme, a marqué les esprits par son organisation maîtrisée et sa mobilisation exceptionnelle.
Dès les premières heures de la journée, les rues d’Okondja ont résonné des pas d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants, venus des cinq cantons et de tous les quartiers pour participer à ce moment historique. L’unité populaire, la ferveur militante et l’espoir d’un avenir meilleur ont été les maîtres mots d’un rassemblement qui restera longtemps gravé dans les mémoires locales.
Au rythme des chants patriotiques et des slogans puissants, la population n’a cessé de scander :
« Oui à Oligui ! Oui au Bâtisseur ! Oui au Libérateur ! »
Des messages forts qui traduisent l’adhésion totale des Lobikamois à la vision d’un Gabon réconcilié, équilibré et debout, portée par le Président-candidat.
Dans une atmosphère teintée de fierté et de fraternité, Thierry Otoumou, dans un discours solennel, a salué l’attachement constant du Président Oligui Nguema à la terre d’Okondja, qu’il a déjà visitée à trois reprises depuis son accession à la magistrature suprême. Il a rappelé les nombreuses réalisations concrètes déjà accomplies pour le département – du centre hospitalier flambant neuf à la station-service moderne, en passant par le lycée agricole, les forages, les passerelles, les nominations locales et le lancement tant attendu de la route Makokou–Okondja.
De son côté, M. Camille Lendeme, à la tête de la coordination départementale, a réitéré l’engagement de toutes les forces vives de la Sébé-Brikolo à se mettre en ordre de bataille pour assurer une victoire éclatante dès le premier tour au Président Oligui Nguema.
Ce lancement vibrant augure d’un accueil exceptionnel qui sera réservé au Président-candidat ce dimanche 06 avril 2025, lors de son passage très attendu à Okondja. La ville se prépare déjà à hisser haut les couleurs de l’Unité, de la Paix et du Travail, valeurs cardinales portées avec constance par le Chef de l’État depuis 19 mois.
À n’en point douter, la voix de la Sébé-Brikolo portera haut l’espérance du peuple gabonais, celle d’un Gabon qui construit et qui avance. À Okondja, le choix est fait, le cap est tracé : C’BON pour nous, C’BON pour le Gabon !
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PDG : Ali Akbar Onanga Y’Obegue peut-il exclure des militants qu’il ne contrôle pas ?

Le Parti Démocratique Gabonais (PDG), jadis hégémonique, traverse une crise interne sans précédent. Alors que l’élection présidentielle du 12 avril approche, la faction menée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, se revendiquant « loyaliste et légaliste », vient d’annoncer l’exclusion automatique de tous les militants soutenant la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguéma. Une sentence qui soulève une question centrale : peut-on exclure des membres d’un parti que l’on ne contrôle pas réellement ?
Un PDG fracturé entre « légalistes » et « pragmatiques »
Depuis la chute du régime Bongo en août 2023, le PDG s’est retrouvé orphelin de son pouvoir et divisé en deux camps irréconciliables. D’un côté, Ali Akbar Onanga Y’Obegue et ses partisans s’accrochent à une lecture stricte des statuts du parti, refusant toute alliance avec les autorités de transition qui ont évincé leur formation du pouvoir. De l’autre, l’aile majoritaire du PDG, dirigée par Blaise Louembé et issue du congrès extraordinaire du 30 janvier dernier, a pris une position plus pragmatique en s’alignant sur la candidature du président de la transition.
Ali Akbar Onanga Y’Obegue et ses soutiens ne reconnaissent pas la légitimité de ce congrès et rejettent toute alliance avec Oligui Nguéma. « L’appartenance au PDG est incompatible avec toute alliance avec une formation politique rivale », a-t-il martelé, se fondant sur l’article 15 des statuts du parti.
Une exclusion théorique sans impact réel ?
Le problème majeur auquel fait face Ali Akbar Onanga Y’Obegue est que son courant ne contrôle ni les organes décisionnels du PDG ni la majorité des militants. Son autorité reste donc contestée et purement symbolique. En excluant les membres qui soutiennent Oligui Nguéma, il ne fait qu’acter une scission qui est déjà consommée. La réalité est que la majorité des cadres et militants du PDG ont choisi leur camp : celui du pouvoir en place.
D’autant plus que l’ex-président Ali Bongo Ondimba, bien que toujours en retrait, a lui-même critiqué la légitimité du congrès extraordinaire convoqué sans son accord. Cependant, son influence sur l’appareil du PDG semble désormais marginale.
Une bataille politique ou un baroud d’honneur ?
L’annonce d’exclusion des pro-Oligui relève davantage d’une posture politique que d’une véritable action aux conséquences concrètes. En initiant une procédure judiciaire pour contester la direction actuelle du parti, Ali Akbar Onanga Y’Obegue espère obtenir gain de cause et reprendre le contrôle du PDG. Mais en l’état actuel des forces, cette initiative semble vouée à l’échec.
L’élection du 12 avril se déroulera donc avec un PDG massivement acquis à Oligui Nguéma et une aile dissidente qui tente d’exister malgré une marginalisation progressive. L’ancien parti dominant est plus que jamais à un tournant de son histoire : survivra-t-il à cette implosion ou finira-t-il absorbé par la nouvelle donne politique gabonaise ?
La bataille se joue autant dans les urnes que dans les prétoires, mais une chose est sûre : l’annonce d’exclusions par Ali Akbar Onanga Y’Obegue risque bien de ne rester qu’un coup d’épée dans l’eau.